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Juju73
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Carpe Dream...
Nous prévoyons une sortie de pêche d'une journée avec Champote pour samedi sur un lac que nous connaissons bien puisque c'est sur celui ci que nous avons fait nos premières armes de carpiste il y a quelques années. Le lac est très facile, la pression de pêche est intense mais nous avons l 'avantage de connaître le lac sur le bout des doigts.
La veille, mon frère m'appelle, il a fait pour sa première carpe de la saison, un poisson de 16kg 500 sur un lac difficile que nous pêchons régulièrement depuis 4 ans. Motivés comme jamais nous décidons tout de même de rester sur notre destination de départ.
Samedi, arrivé sur le poste vers 9h30. Nous sommes situé en face d'une île bordée d'arbres tombés à l'eau, nous pêcherons sur le bord de celle ci ainsi qu'une fosse sur la droite.
Champote esche ses cannes avec des bouillettes Original Crab Big Carp flottante et moi avec des bouillettes de ma composition mais du même parfum.
10h, ma première canne est à l'eau depuis 10 min et bip, déjà un départ, je ferre et bride le poisson pour l'écarter des branches proches de l'île. Le poisson se bat plutôt bien et au bout de 5 min, c'est un poisson de 10 kg qui est dans l'épuisette.
La séance photo est rendu difficile par Alaska qui adore les carpes!

Remarquer la bouche très abimée de ce poisson preuve de la délicatesse de certains
12h30 : nous réamorçons légèrement.
13h30 : Départ pour Champote tout contre l'île, le poisson balade mon coépquipier mais elle finit par se rendre. C'est un poisson de 13kg qui glisse dans l'épuisette.
14h00 : Départ de nouveau sur la même canne qui vient d'être relancée, le poisson se décroche malheureusement.
L'après midi se passe, les touches se sont calmées.
Vers 16h, ma canne dans la fosse démarre, je ferre et combat le poisson qui affiche 9kg au peson.
Une demi heure plus tard, c'est au tour de Champote de ferrer un poisson, après un court combat, celui ci se rend et pèse 8 kg.
BBBIIPP, encore un départ sur mes cannes, décidément, elles y aiment les bouillettes maisons. Je ferre mais le poisson se décroche presque aussitôt.
17h45 : Juste avant de plié, un dernier départ à revenir cette fois ci survient sur ma canne placée dans la fosse mais je ventile comme un débutant et rate le poisson.
Toutefois, nous avons pu nous faire la main durant cette journée et montré que la connaissance du plan d'eau et l'utilisation d'appât de qualité fait la différence puisque nous avons été les seules quasiment à prendre des carpes ce jour là.
Le nombre de décrochages toutefois important ne nous inquiète guère sur l?efficacité de nos montages, les poissons ont la bouche très abîmée du fait d?un matraquage constant de pseudo carpistes peu soucieux de la santé des poissons
Bientôt, nous allons nous attaquer à des lacs difficiles voire très difficiles ou nage des mammouths mais ce sera dans les prochains épisodes....
Enfin, cela fait plus de 3 mois que je n'ai pas pu mettre une canne à carpe à l'eau. Ce week end, je vais enfin pouvoir commencer ma saison de pêche.
Avec mon coéquipier, nous décidons de nous faire la main sur un petit lac facile proche de chez nous.

Touche pas à mon rod pod !
Arrivé sur place vers 9h, nous nous installons doucement puis nous lançons les lignes.
Champote décide de pêcher essentiellement au spot en pleine eau avec une canne sur un haut fond armée d'une bouillette flottante. Moi, je mise sur l'arrivée du soleil prévu dans la matinée en mettant deux cannes sur un haut fond dans très peu d'eau avec des bouillettes maisons et une canne isolée près d'un herbier avec comme seul amorçage une bouillette boostée.
Le temps passe....Le soleil tarde à percer les nuages pour chauffer les haut fonds que je pêche.

La belle prise !
Vers 13h, c'est Champote qui inaugure la saison avec un départ sur sa bouillette flottante. Après un rapide combat, c'est un petit poisson de 5kg qui est dans l'épuisette.
Après un petit casse croute arrosé de vin blanc, le froid commence à se faire sentir et toujours pas de soleil, autant dire que je suis mal barré sur mon haut fond, j'enlève une canne que je place près d'un petit bosquet d'arbres qui donne bien le reste de l'année.
Le temps passe, et Champote a un départ au Golden retriever, Alaska qui a 3 mois, et qui découvre la pêche pour la première fois!
Ca mord !
Il est 17h, nous décidons de plier, cette première journée pour se mettre dans le bain ne fut pas une réussite. Malgré notre connaissance des lieux nous n'avons pas fait de miracle.
Un grand moment attendu par tant de pêcheurs, l'ouverture de la truite en 1ère catégorie.
Comme beaucoup, cela faisait longtemps que je l 'attendait, la veille je n'ai rien dormi, pensant comment j'allais pêcher dans des conditions un peu particulières! En effet, avec les pluies et le redoux de la semaine, les rivières sont entrées en crue et la fonte des neiges a apportée une eau froide peu favorable aux cartons, enfin je fini par m'endormir quelques heures avant le départ.
Au levé, je saute dans mon pantalon et rejoint mon frère et Anthony pour voir ou nous allons pouvoir pêcher vu la quantité d'eau dans les rivières le choix est vite fait, nous irons sur deux petits ruisseaux que nous connaissons très bien pour y pêcher depuis notre enfance.
Arrivé au bord de l'eau, je monte un vairon sur une godille tandis que mon frère et Anthony veulent pêcher à la cuillère malgré mes arguments pour leurs faire essayer la pêche au vairon manié qui est redoutable surtout par eaux un peu chargée.
La pêche commence doucement, Anthony commence avec quelques branches mais pas maillé!
La première truite est pour moi, l'efficacité du vairon a encore payé. Ce n'est pas un gros poisson mais ce n'est pas ce que nous recherchons, c'est surtout le plaisir du combat.
Visiblement, elles semblent un peu actives puisqu'elle a mordu à la fin d'un plat sur un poste typique de chasse.
Nous continuons d'avancer doucement et c'est au tour de mon frère d'en toucher une petite à la cuillère cette fois encore sur un poste typique de chasse à la fin d'un plat.
La partie de pêche continue et nous encourageons Anthony qui a un peu de mal à maîtriser le lancer dans les rivières très encombrées mais cela fini par payer puisqu'il finit par toucher une belles fario de 28 cm dans un très beaux remous en bordure de courant (encore un poste de chasse).

Le belle fait 28 cm
Les truites sont actives et se nourrissent contrairement à la température de l'eau qui avoisine les 2°C.
Nous arrivons sur la partie la plus technique car la plus encombrées. Pas de touches, pas d'attaques mais un beau sac plastique pour Anthony!

Un sac non maillé!
Enfin, une touche pour mon frère, loupé!
La fin du parcours est calme, une ou deux touches mais pas de poissons. On commence à se détendre et on taquine gentiment Anthony qui en a marre de perdre des cuillères dans les branches. Si bien qu'il finit pied nus dans une eaux à 2°C pour en récupérer une, le moment est immortalisé sur le numérique!

Elle est bonne!
Cette matinée nous a apporté 3 fario, 1 chacun. Le résultat est honorable mais pas exceptionnel compte tenu des conditions.
L'après midi, nous nous rejoignons avec Anthony et Champote, mon frère préfère rester chez lui.
N'ayant pas envie de nous prendre la tête ni de crapahuter dans des gorges devenues très dangereuses à cause de la quantité d'eaux, nous décidons de rester dans la vallée pour taquiner quelques truites proches de nos domiciles.
L'après midi fut brève mais nous récoltons tout de même 3 truites toutefois plus difficiles à leurrer : visiblement nous ne sommes pas les premiers à passer et les poissons tapent dans les leurres sans les prendre pour tester le piège.
Le bilan est positifs, quelques poissons sortis sachant qu'on ne s'est pas pris la tête sur le choix des rivières compte tenue des conditions climatiques.
La semaine prochaine je vais à la carpe....
Les populations de truites fario de nos rivières ont considérablement diminuées depuis une vingtaine d'année. La cause de cette raréfaction vient surtout de la dégradation de son habitat et de la surpêche (ou plutôt du surprélèvement). Contrairement aux idées reçues, la truite n'est pas plus sensible à la pollution qu'un gardon, elle peut vivre dans un milieu très pollué et c'est surtout le manque d'oxygène et la destruction de son habitat qui a rendu certaines rivières stériles.
Je connais une rivière totalement polluée ou on ne baignerait même pas un cochon, et bien c'est cette petite rivière ignorée de tous (trop polluée) qui me rapporte toutes les saisons de belles truites (par contre elles sont immangeables).

Une belle rivière savoyarde...
Aujourd'hui, les contrats de rivières et de lacs fleurissent en France afin de restaurer le milieu aquatique et renaturer les rivières. L'Union Européenne impose des règles très stricte en matière d'environnement obligeant les communes et les Fédérations de pêche à faire des travaux conséquents dans les rivières afin de restaurer un caractère biogène à celle ci.
Les premiers effets sont là, les poissons reviennent doucement et il faut à tout prix les aider à revenir et surtout à rester.

Une belle fario de souche atlantique de 51 cm
"L'émerveillement est le premier pas vers le respect". Cette phrase de Nicolas Hulot en dit long sur le respect de la nature et s'applique très bien à notre passion.
Quel plaisir de combattre une belle truite fario avec des couleurs subliment dans une rivière sauvage. L'adrénaline monte pendant le combat et l'émerveillement de sa robe impose la contemplation.
Peu importe sa taille, ce poisson si vaillant qui nous a donné tant de plaisir doit retourner dans son milieu afin d'assurer la reproduction de son espèce et nous offrir dans les années à venir encore de beaux combats dans un cadre magnifique.
Le "No Kill" doit se pratiquer pour conserver des populations dynamiques de fario.
Le prélèvement systématique quelque soit la taille du poisson n'est pas la solution, il créé des creux de classe de taille chez les individus potentiellement les meilleurs reproducteurs (entre 20 et 30 cm) qui peuvent induire des conséquences irréversibles dans certains cas ou le prélèvement est systématique et excessif. Parfois, conserver une très grosse truite peut être une bonne chose, elle libère une place pour les plus petites, beaucoup plus fertile et en pleine croissance.
En pratiquant un prélèvement raisonné sans penser systématiquement à rentabiliser le permis, les populations de truites sont ainsi "gérer" par un prélèvement réfléchi des pêcheurs et elles ne peuvent que se porter mieux et offrir à nos enfants un patrimoine naturel riche.
Cependant, la remise à l'eau d'un poisson ne doit pas se faire n'importe comment. Pour assurer le maximum de survie au poisson il faut respecter quelques règles :
- Ne pas manipuler trop longtemps hors de l'eau le poisson. Si possible, le décrocher directement dans l'eau.
- Ne pas tirer comme un forcené quand une truite a avalé le vers jusqu'à l'estomac. Couper le bas de ligne, les sucs gastriques dissoudront l'hameçon et le fil en quelque temps.
- Toujours se mouiller les mains avant de toucher un poisson. Le mucus qui recouvre sont corps est comme une peau, il permet au poisson de se protéger des agressions extérieurs (maladie). En lui enlevant ce mucus vous rendez le poisson très vulnérable aux infections.
- Utiliser des hameçons sans ardillons qui favorise le décrochage et n'abîme pas le poisson.
- Après un long combat, maintenir le poisson dans sa main dans l'eau quelques minutes afin qu'il retrouve sa vitalité et élimine les toxines accumulées pendant le combat.
Enfin, à l'ouverture, les truites sortent de la reproduction, les oeufs sont encore dans les frayères, essayez donc de marcher dans l'eau le moins possible afin de ne pas les piétiner ou du moins d'éviter les frayères qui sont facilement reconnaissable (tâche de graviers + ou - cirulaires).
Le respect du poisson et de son environnement est la base de la gestion piscicole dans quelques milieux que ce soit. La prise de conscience des pêcheurs que la nature est fragile est le facteur clef de la pérennité de nos parcours de pêche et de la survie de nos rivières.
La fario souche Méditérannéenne malheureusement souvent hybridée avec la souche Atlantique
Les oiseaux de nos lacs et rivières :


