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Juju73

Cliquez sur le lien pour voir la présentation de notre équipe de pêcheurs fous : http://fishing-and-cie.over-blog.com/categorie-117192.html

 

Carpe Dream...

Mardi 21 juin 2005

       La localisation est très importante dans la réussite d’une partie de pêche. Cela est d’autant plus vrai dans la pêche de la carpe où un mauvais placement des lignes peut conduire à la bredouille très facilement.


          La localisation passe par plusieurs étapes qui vont permettre de mieux connaître le lieux de pêche et de comprendre pourquoi les poissons se tiennent à un endroit et pas un autre.


Tout d’abord, la carpe est un poisson (oui, oui, c’est vrai !), dont la principale préoccupation est de manger, se reposer et se reproduire (seulement au printemps).
Dans son milieu naturel, la carpe est soumis à son environnement (température, vent, pression atmosphérique, pollution, courant, éclairement, topographie du fond, substrat…….) qui a des effets sur son comportement. Donc, pour bien localiser les poissons, il convient d’analyser un maximum de facteur pour définit avec le moins d’imprécision possible où les carpes se situent.
Voici, comment procéder :

Observer les lieux :

Arrivé sur les lieux, la première chose à faire est d’observer le site à la recherche d’indice de la présence de poisson. Il en existe plusieurs plus ou moins facile à déceler :

Les sauts :

        Les carpes sautent bruyamment en surface, elles sont activent mais cela ne veut pas forcément dire qu’elles s’alimentent à l’endroit ou elles se manifestent. Bien souvent, les sauts traduisent un déplacement, le début ou la fin d’une phase d’alimentation.
Il est possible parfois de suivre le déplacement des poissons grâce aux sauts et de les intercepter.
Si aucun signe d’activité ne trahit les carpes en dehors des sauts, le mieux c’est de placer une ligne sur la zone la plus favorable à leurs alimentations la plus proche.

2 sauts de carpe.

Les marsouinages :

         C’est quand le poisson monte en surface et ne laisse entrevoir que son dos. Beaucoup plus discret que les sauts, cela correspond presque toujours à des poissons entrains de s’alimenter. Il faut impérativement placer une ligne ou plusieurs sur ces zones d’activité.

Une petite anecdote à ce sujet. Il y a quelques années, nous pêchions avec mon frère un lac très difficile où un départ par semaine était un bon résultat. Il faisait presque nuit quand j’aperçu un marsouinage très discret d’une carpe au milieu de nulle part.Mon frère tenta sa chance et une heure après un poisson de 14 kilos était dans l’épuisette. Depuis, je n’ai jamais revu de marsouinage sur cette zone.

Les fouilles :

       C’est la chose la plus difficile à repérer mais une fouille traduit des poissons en pleine activité alimentaire.

En effet, la carpe est un poisson de fond, elle recherche sa nourriture en filtrant le sédiment ce qui provoque la remontée de bulle en surface. La difficulté à repérer les fouilles vient du fait que quand il y a du vent, c’est totalement impossible.


De plus, il faut savoir faire la différence entre des fouilles de carpe, de poissons blancs et de dégazage de la vase ?


La vase libère du gaz à intervalle régulier et toujours aux mêmes endroits. En surface, cela forme de grosses bulles qui remontent à un point précis. Ce phénomène est surtout fréquent de Mai à fin Septembre.


Les fouilles des autres poissons blancs provoquent des remontées de bulles de plus petites tailles qui se déplacent à la surface. Il est possible donc de voir les poissons bouger en suivant la traînée de petites bulles.


Les fouilles de carpes sont caractéristiques. Elles se nourrissent la tête dans la vase. En surface, on peut observer quelques grosses bulles suivid' un nuages de petites bulles derrières qui se déplacent dans le sens du poisson. On ne peut pas les confondre avec des fouilles d’autres cyprins, les bulles sont beaucoup plus nombreuses. Dans ce cas, il faut impérativement mettre une ligne dans le chemin de la fouille de manière très discrète afin de ne pas effrayer le poisson.


En absence de tous ces indices, la pêche se complique et il faut rechercher les zones d’alimentations ou de passage des poissons.

L’observation du lac :

       Rien qu’en observant le lac, il est possible de repérer certaines zones potentiellement attractives pour le poisson.

        La nourriture dans un lac n’est pas répartit de manière uniforme sur toute la surface. Certaines zones sont très riches en nourriture naturelle et d’autres sont totalement vides.
En effet, le substrat, la topographie, la présence d’obstacle sont autant de milieux où la vie peut se développer en abondance.
Il est possible de trouver très rapidement des zones attractives
.

En bordure :

     Tous les obstacles de bordure peuvent attirer du poisson. Un arbre tombé dans l’eau, des massifs de nénuphars, un ébouli rocheux sont tous susceptibles de créer des zones de vie où les larves d’insectes, les écrevisses et les moules vont pouvoir y trouver refuge, se nourrir et s’y développer. Les poissons le savent et visitent ces lieux régulièrement à la recherche de nourriture.

Plus au large :

      Les îles offrent les mêmes conditions de vie favorables à la macrofaune benthique et sont à exploité en priorité.

      D’autres zones favorables ne sont pas visibles au premier coup d’œil et il faut parfois utiliser d’autres méthodes pour les détecter. Pour cela, un sondage à la canne ou à l’aide d’un échosondeur est nécessaire.
Il s’agit de tout ce qui se trouve au fond de l’eau (haut fond, cassure, substrat, herbiers etc…).

Le sondage à l’aide d’un échosondeur :

         Il permet de sonder une large zone en très peu de temps et de repérer avec précision des endroits favorables.
        Le fonctionnement d’un échosondeur est simple. Pour faire simple, une sonde est plongée dans l’eau. Elle envoie une onde qui est réfléchi pour tout ce qui est sur son chemin.   

   

        L’onde revient à la sonde plus ou moins rapidement suivant la profondeur et la dureté des obstacles.
           Les graviers durs renvoie l’onde directement tandis que la vase la renvoie de manière plus diffue vers la surface (l’onde rebondie moins bien). Il en résulte un écho différent pour ces types de substrat. Ainsi, grâce à l’échosondeur, on peut détecter des fond vaseux (echo large : bade noir sur l’écran), les fond dur (bande fine grise), les herbiers (bande verticale) et les obstacles.

Le sondage à la canne :

      Il y a une méthode rapide et moins précise (quoique ?), à l’aide d’une canne muni d’un moulinet rempli de tresse et d’un plomb missile. Le but est de lancer, de tendre la ligne avant qu ‘elle touche l’eau et de la suivre jusqu’au fond. Suivant comment on ressent l’impact du plomb on peut connaître la nature du fond (dur, mou ou herbeux). Il suffit de lancer plusieurs fois le plomb en se rapprochant du bord pour connaître les substrats.
On peut aussi faire traîner le plomb sur le fond :


             Si le plomb rebondi et force parfois, il s’agit de gros galets.
             Si le plomb gratte au fond, il s’agit de petit gravier.
             S’il accroche doucement puis relâche, c’est certainement un herbier.

De cette manière, on se fait une idée du fond et des zones intéressantes.

On peut aussi utiliser un bouchon pour sonder. La technique est plus longue mais plus précise.
             Le bouchon est montée en bout de ligne et on met un plombs coulissant en dérivation sur celle ci.
             On lance, quand le plombs touche le fond, on ouvre le pick up du moulinet et on laisse remonter le bouchon.
             Une fois celui ci à la surface, on mouline en comptant les tours de manivelles de moulinets.
             Quand le bouchon bloque contre le plombs, il suffit de multiplier le tour de manivelle par le TMV du moulinet et on a la profondeur exact.
On ramène le plombs de 1 ou 2 m et on recommence.
Ainsi, on détecte toutes les irrégularité du fond ainsi que les substrats.

Voilà, une fois tout ceci fait, vous avez une idée précise du lieu de pêche, il suffit de sélectionner un beau haut fond ou une tache de vase et d’y mettre un montage.

Mardi 21 juin 2005

Je vous conseille de lire cet article traitant des nouvelles mesures d'éradications du loup.

Madame Olin ("Ministre de l'écologie au service de l'économie") a décidé d'augmenter le quotas de loup à abattre de 4 à 6 soit une augmentation de 50%.

Mais le pire, c'est que désormais les bergers auront le droit de procéder à des tires de défence ou d'éffarouchement. Sincérement, les balles en caoutchouc vont être vite remplacées par des balles réelles, ils nous raconterons que le loup a voulu les attaquer!!
C'est navrant de lire des choses pareilles

 

Cliquez ici : http://www.loup.org/spip/article493.html

Vendredi 17 juin 2005

Voici un autre site où l'on trouve de belle vidéo gratuite de pêche à télécharger. Il s'agit du site Max Nollert, excellent pêcheur de carpe.
Allez y faire un tour c'est gratuit


voici le lien : http://www.carp-gps.com/default.php?cPath=29

Mardi 7 juin 2005

 

 

Cet indice est utilisé pour évaluer la qualité biologique des cours d’eau. Il permet de faire un diagnostic de cours d’eau et éventuellement de détecter des dysfonctionnements de l’écosystème.

 

PRINCIPE :

 

Il est basé sur les invertébrés aquatiques. En effet, il existe de nombreuses familles d’invertébrés qui peuplent le fond de nos rivières. L’IBGN est basé sur la présence ou l’absence de taxon (= famille) d’invertébrés polluosensibles, c'est-à-dire qui ne supporte pas la pollution.

 

L’ECHANTILLONNAGE :

 

Une station sur le cours d’eau est définit en fonction de l’utilisation que l’on veut faire de cet indice.

Par exemple, un prélèvement peut être effectué en amont et en aval d’un rejet quelconque. Ainsi, la différence entre les deux indices renseignera sur l’impact de ce rejet sur la faune aquatique et sur la qualité globale de la rivière.

 

  La description de la station :

 

 La station est définit par une longueur égale à environ 10 fois sa largeur. Elle est ensuite schématisée sur une feuille en faisant apparaître les différents type de substrat et de vitesse de courant à l’aide de symbole.

 

 Le choix des points de prélèvement :

 

L’endroit de chaque prélèvement est choisi soigneusement en fonctions des différents types d’habitats que l’on peut trouver sur la station (ex : herbiers, galet, bloc…) en fonction de leurs abondance théorique en invertébrés.

 

Les prélèvements sont aux nombres de 8 et doivent suivre une grille normalisée :

 

SupportsVitesses (en cm/s)

V > 150

150 > V > 75

75 > V > 25

25 > V > 5

5 > V

(9) Bryophytes




(8) Spermaphytes immergées




(7) Eléments organiques grossiers (litières, branchages, racines)

(6) Sédiments minéraux de grande taille (pierres, galets) de diamètre compris entre 250 mm et 25 mm

(5) Granulats grossiers de diamètre compris entre 25 mm et 2,5 mm

(4) Spermaphytes émergeant de la strate basse

(3) Sédiments fins organiques, vases, de diamètre inférieur à 0,1 mm

(2) Sables et limons de diamètre inférieur à 2,5 mm

(1) Surfaces naturelles et artificielles (roches, dalles, sols, parois), blocs de diamètre supérieur à 250 mm

(0) Algues ou à défaut marnes et argiles






 

On recherche un maximum de couple de substrat/vitesse différent sur la station en fonctions de cette grille. Si il n’y a pas 8 habitats différents, on complète en faisant Plusieurs prélèvements sur le même habitat (le plus dominant sur la station).

 

Le prélèvement :

 Il est effectué à l’aide d’un filet normalisé dit de « Surber ».

Ce filet est posé face au courant sur la zone de prélèvement et le substrat qui est à l’intérieur du cadre est brassé par le manipulateur.

Ainsi, les invertébrés sont soulevés du fond et sont emportés dans le fond du filet grâce au courant.

Cette opération est répété 8 fois sur chaque habitat définit précédemment.

 

LE COMPTAGE ET LA DETERMINATION :

 

Les individus capturés sont ensuite dénombrés et déterminé jusqu’à la famille à l’aide d’une loupe binoculaire et d’une clef de détermination des invertébrés aquatiques.

On obtient fréquemment plus de 2000 individus par station.

 

LA DETERMINATION DE L’INDICE :

 

La détermination de l’indice se fait à l’aide d’un tableau à double entrée.

 

Tout d’abord, on compte combien de taxons différents on a prélevé sur la station, cela donne le nombre de « groupe indicateur ».

Ensuite, sur la colonne de gauche du tableau, on lit de haut en bas en recherchant le premier nom de la famille qui apparaît dans notre prélèvement.

 

Par exemple : Voici, une partie d’un dénombrement d’invertébrés :

Famille Nombre d’individus

Heptageniidae       2

Chironomidae      200

Baetidae              15

Gammaridae        35

Etc

 

Nombre de Famille Différentes (Taxon indicateur) = 33

 

Dans le tableau, la première famille de notre prélèvement qui apparaît est la famille des Heptageniidae mais, le dénombrement n’a permis de compter que 2 individus donc cette famille ne rentre pas en compte. On continu donc à recherche la prochaine famille et on voit que le Baetidae apparaissent. Ils sont en nombre suffisant.

 

Ensuite, on se décale dans le tableau jusqu’à la colonne correspondant au nombre de taxon indicateur, on lit l’indice : IBGN = 11

 

Ensuite, la dernière étape consiste à reporté cet indice avec la grille de qualité.

 

Ainsi, un indice de 11 correspond à une eau de qualité Jaune soit une qualité moyenne

Mercredi 1 juin 2005

Les amphibiens font partie des vertébrés les plus menacés par le développement économique. En effet, de part leur biologie et leur biotope, ils sont les victimes directes (par destruction des zones humides ou écrasement des individus) et indirectes (pollutions agricoles et industrielles variées) de la dégradation des milieux naturels par l’homme.

Pourtant leur rôle dans la chaîne alimentaire des zones humide est essentiel puisqu’ils fournissent à de nombreux prédateurs une source alimentaire inestimable et participent grandement à l’équilibre de la faune endogée forestière.

 

                   

 

Les amphibiens ont la particularité de vivre une bonne partie de l’année sous couvert forestier (permettant d’éviter un dessèchement trop important de leur peau) mais retournent au point d’eau qui les a vu naître dès le mois de mars, pour se reproduire. C’est le cas du Crapaud commun, des Grenouilles brunes et vertes, des Tritons. C’est lors de cette migration, souvent massive et essentiellement nocturne (jusqu’à 400 individus par nuit sur un linéaire de 200m pour les plus fortes populations) que les batraciens traversent les voies automobiles séparant la zone de forêt d’une zone d’étang ou de lac. Il est démontré qu’un trafic routier d’une voiture par minute peut entraîner la mort de 99% des individus d’une population ; on notera que ce trafic dépasse souvent cette fréquence sur les sites sensibles à forte population.

 

 

 

C’est pourquoi les associations de protection de la nature, comme le CORA ou la FRAPNA, ont mis en place des protections le long des chaussées empêchant le passage des individus. Une personne basée sur le site se chargera de faire traverser les amphibiens le matin, et cela durant toute la période de migration. L’étape ultime de cette opération doit être la mise en place d’un « Crapauduc » sur les sites jugés d’importance prioritaire (ex : le crapauduc à l’Etang du Grand Lemps en Isère, premier crapauduc installé sur la région).

 

   

 

Pourtant de nombreux écrasement ont encore lieu, bien que la région Rhône-Alpes, et principalement le département de l’Isère soit réellement des précurseurs en terme de protection des populations d’amphibiens (9 sites prioritaires protégés sur le seul département de l’Isère). Ainsi, une prise de conscience collective se révèle nécessaire et peut être réalisée par la limitation spontanée de la vitesse des automobilistes sur les zones d’écrasement connues ou par la notation des écrasements observés par les riverains pour élargir la base de donnée des organismes de protection de la nature. Des fiches d’observation sont en l’occurrence disponibles auprès des associatifs (CORA Isère et Savoie, FRAPNA).

 

Les amphibiens font partie de notre patrimoine naturel, l’homme peut par des gestes simples et gratuits épargner cette richesse qu’il a lui-même mis en péril.

 

 

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