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Juju73

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Carpe Dream...

Vendredi 13 mai 2005

Voici les photos d'un brochet attaqué par un autre brochet. Pour la petite histoire, un pêcheur attrappe le brochet sur la photo qui mesure une cinquantaine de centimètre, il commence à le ramener vers le bord quand tout à coup un brochet estimé à 1, 20 m inflige une morsure mortel au petit brochet. Voici les photos du résultats de cette attaque :

Dans le cercle rouge, on voit la morsure!

La morsure fait une vingtaine de centimètre ce qui donne une idée de la taille du monstre. Qui a dit que les gros vifs n'attrapent pas de brochet, celui là fait 50 cm!

Mardi 3 mai 2005

      La première étape de mon travail consiste à étudier la population de géniteurs du lac grâce à un échantillonnage par filet araignée. Le principe est simple, on pose des filets sur les zones de reproduction potentielle, on laisse les filets 24h et on les remonte.

La maille du filet est un paramètre important. En effet, lorsqu’un poisson, donc la taille est à peu près égale à la maille du filet, passe la tête dans l’une des mailles, il reste coincé par les opercules, on dit qu’il est « maillé ».

La sélectivité des filets varie donc avec la taille des poissons.Les mailles des filets utilisés ont été choisies en fonction de la taille du poisson recherché à savoir :

2 filets de maille 50 mm pour les individus d’une taille comprise entre 45 cm et 60 cm.

1 filet de maille 60 mm pour les individus d’une taille comprise entre 60 et 70 cm.

1 filet de maille 75 mm pour les individus d’une taille comprise entre 65 et 80 cm.

1 filet de maille 80 mm pour les plus gros individus.

     Donc je dispose de 6 filets d’une gamme de maille large ce qui permet de couvrir un éventail de classe de taille important.

Les poissons capturés (vivant ou mort) lors des différentes campagnes d’échantillonnages sont pesés et mesurés. Le sexe des individus est déterminé par une légère pression sur l’abdomen (évacuation d’ovules pour la femelle et de laitance pour le mâle) ou par observation des parties génitales.Un prélèvement d’écaille de tous les individus est également effectué afin de déterminer la structure en âge de la population de géniteurs (voir article sur la scalimètrie)

Les poissons vivants sont relâchés et les individus morts sont détruits comme il a été convenu lors de l’établissement du permis de pêche scientifique. Dans la mesure du possible, il est fait en sorte qu’il y ait un minimum de perte.

Cette méthode d’échantillonnage est un moyen simple de connaître une population de poisson en lac. La période de pêche reste courte pour éviter toute mortalité des poissons excessives.

Des nasses sont également disposées dans les canaux pour vérifier la remontée des brochet sur les sites de fraie plus classique c’est à dire, les prairies inondées.Pour ce faire, une nasse de un mètre de diamètre et équipées d’ailes pour guider les poissons est disposée en même temps que les filets.

Mardi 3 mai 2005

Contexte de l’étude.

Le lac du Bourget représente un patrimoine naturel très riche en faune et en flore. Il possède également une population halieutique importante avec quelques espèces ayant un intérêt patrimonial et économique fort (Lavaret, Omble chevalier, Truite, Brochet et Perche).

Depuis 2000, on assiste à une explosion de la population de brochet sur le lac. Cet accroissement semble coïncider avec l’explosion de la flore aquatique ces dernières années.Mais l’accroissement de cette population pose plusieurs questions de gestion. En effet, les pêcheurs du lac ont des opinions partagés sur le retour de ce prédateur. D’un côté, les pêcheurs amateurs se réjouissent de son retour et souhaitent le protéger et d’un autre côté les pêcheurs professionnels s’inquiètent de l’impact qu’il peut avoir sur la ressource halieutique (omble, lavaret et perche) dont ils sont tributaires.

Ainsi, afin d’accroître les connaissances sur ce poisson, d’évaluer l’état actuel de la population de brochet et répondre aux questions des usagers de la ressource piscicole, le CISALB (Comité Intersyndical pour l’Assainissement du Lac du Bourget), dans le cadre du contrat de bassin versant lance une étude sur le brochet qui est le centre de mon travail. Dans un premier temps, l’étude se portera sur la reproduction de cette espèce. Il s’agit de connaître les sites de reproduction potentiels et confirmer l’utilisation des herbiers de Characées comme substrat de ponte, de déterminer la structure de population des géniteurs et d’analyser les stades juvéniles.

 

Mardi 3 mai 2005

    La deuxième étape de l’étude est d’évaluer le succès reproducteur du brochet. Pour cela, on dépose un peu avant le fraie des frayères artificielles sur les sites de reproduction potentielle où les brochets vont aller déposer leurs œufs. Il sera ainsi possible de savoir quelles sont les habitudes reproductrice du brochet et d’avoir une idée du succès reproducteur.

Les frayères artificielles sont utilisées dans l’objectif de vérifier la dépose d’œufs de brochet dans les sites sélectionnés. Pour ce faire, 4 frayères artificielles ont été fabriquées comme sur la photo.

Le support de ponte utilisé pour cette étude sont des branches d’épicéa fixées de manière assez dense au cadre de support. Les branches d’épicéa ont été choisies car il a été démontré qu’elles donnaient de très bons résultats.

Les frayères sont réparties également sur 2 sites à différents endroits et à différentes profondeurs.

Les frayères sont placées à partir de mi-février et remontées chaque semaine jusqu’à la fin de la fraie pour vérifier la présence d’œufs, dans ce cas ils sont dénombrés et les branches sont remplacées.

Les œufs sont dénombrés à l’aide d’un petit cadre de dimension 20x20 cm. On obtient une mesure de densité par unité de surface ce qui permet d’évaluer l’attrait du support pour les poissons et d’avoir une idée sur l’utilisation des sites pour la reproduction du brochet.

Lundi 2 mai 2005

    La bouillette est une boule de pâtes cuite qui a fait tourner la tête à bon nombre de carpistes à la recherche de l’appâts parfait. Mais arrivera-t-on un jour à créé une bouillette parfaite qui prendra des carpes partout et tout le temps ? La réponse est certainement non.

Aujourd’hui, on trouve deux types de bouillettes : les bouillettes du commerce et les bouillettes faites maison. Pendant longtemps, j’ai pêché avec des bouillettes du commerce en faisant aveuglément confiance à l’odeur que je percevait quand je les portait à mes narines (c’est totalement ridicule d’ailleurs car cela ne reflète pas ce qui se passe sous l’eau et encore moins ce que sens la carpe). C’est en voyant le prix de ces appâts que l’on voit en rayon que je me suis demandé, mais qu’est ce qu’ils mettent dedans pour que ça coûte si cher ? J’ai donc entrepris un travail de recherche sur ce qu’on mettait dedans ces petites billes dans l’espoir de pouvoir fabriquer les mêmes beaucoup moins chère (je suis étudiant, 15euros le kilos ça fait mal au c..).

Après plusieurs nuits blanches et des dizaines d’articles lus sur le sujet depuis les années 90, j’en suis venu au fait que si les bouillettes du commerce sentent forte, c’est plus pour attirer le carpiste que la carpe. Un grain de maïs, une écrevisse ou encore une moule (je vois venir les obsédés !) ne sentent quasiment rien et pourtant ce sont les meilleurs appâts du monde pour pêcher la carpe !

L’attraction naturelle sens beaucoup moins pour notre nez mais beaucoup plus pour la carpe. Donc pour avoir, une bouillette maison efficace et pas chère il faut miser d’avantage sur la composition du mix que sur toutes ces poudres de perlimpinpin qu’on trouve en rayon. Attention, je ne dis qu’elles ne valent rien mais je dis qu’elles valent chère pour ce que c’est et qu’en cherchant un peu on peut trouver aussi bien pour beaucoup moins.Je me suis donc arrêter sur un mix simple basé sur 3 farines auxquelles j’ajoute une ou deux farines maximum que je considère comme plus efficace de se qu’on peut nous vendre en rayon. Pour ce qui est du parfum, j’ai la même démarche, j’utilise deux parfums sous dosés (un plus fruité et un carné) qui ont fait leurs preuves, un sweetner et le tour est joué.J’obtient des bouillettes économiques 2 à 3 euros le kilos qui marchent. Certes les personnes qui les sentent disent qu’elles ne sentent pas grand chose mais moi, j’ai une entière confiance dans mes appâts et puis c’est pas le plus important d’avoir confiance en soi.

 

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