Les invertébrés aquatiques sont souvent oubliés par les gens qui croient quil ny que des poissons dans leau. Mais les poissons ne sont que la partie émergée de liceberg. Il existe une vie très riche à léchelle de linsecte qui est tout aussi importante à préserver.Ils sont dune très grande importance car de nombreuses espèces sont indicatrices de milieux propres et dautres indicatrices des milieux perturbés. On peut donc, avec un peu dhabitude et un bon bouquin, en regardant tout se petit monde sont une loupe savoir létat de santé de notre rivière. Un indice biotique utilise dailleurs ces insectes, cest lIBGN (voir article prochainement)
On retrouve toutes sortent de familles comme par exemple les éphémères, dont un grand nombres despèces sont fragiles et parmi lesquelles ont peux citer la « mouche de mai » si chère au pêcheur à la mouche.On retrouve aussi les gammares qui sont de petits crustacés de la même famille que lécrevisse et quon trouve en abondance dans tout cours deau de bonne qualité.Ensuite on peut trouver divers vers comme le vers de vase par exemple, indicateur de milieux riche en matières organique et donc pollué.On a également les larves de libellules, les sangsues, les gastéropodes et bien dautres.
Et toute ce petit monde contribue à léquilibre écologique des cours deau et des lacs. La pollution détruit ces population dinsecte fragile et détruit ainsi toutes la chaîne alimentaire jusquaux poissons.
Pour finir, un petit trombinoscope :
Un porte bois, famille des Tricoptères

Un Plécotère, une famille sensible

Une gammare,

Une hydropsychae de la famille des tricoptères mais sans foureau,

Une larve de chironome ou vers de vase (très bon appât pour la pêche),

Une éphémère.

Cest un lac mystérieux que jai commencé à pêcher quand jétais gamin, puis en grandissant je me suis mis à pêcher la carpe. Jai bien essayé plusieurs fois il y a quelques années de sortir les belles cuivrées de ce lac magnifique mais rien. Les bruits courraient que des poissons record y nageait mais quelles étaient bien difficiles à séduire. Mes études faisant jai abandonné la pêche dans ce lac mais le souvenir de ce merveilleux paysage et le mystère entourant les grosses carpes nont pas quitté ma tête. Ce nest quil y a trois ans que jai recommencé à le pêcher et avec cette fois ci plus dexpérience et la ferme intention den découdre avec ces dames à écailles. Mes pêches ne se déroulaient que le soir, à la tombée du jour que pendant quelques heures, je pouvais ainsi profiter du calme de cette partie de la journée et des couleurs magnifiques du soleil couchant sur les eaux du lac. Un soir, jinvite mon frère à venir partager ma soirée à traquer la dame. Cétait en septembre, il faisait encore bon et on profitait bien de cette sensation dêtre perdu quand on entend plus que le cri des buses et des criquets dans le vent. Ce soir là ressemblait à bien dautres mais il y avait comme quelque chose détrange, un pré sentiment. Nous étions à un de mes endroits préférés, sur la berge à lorée de la forêt. A la tombée de la nuit, tout devenait sombre et cela devenait inquiétant parfois de ne pas savoir ce qui se passe dans cette forêt dense juste derrière nous. La nuit était déjà là et il nous fallait plier les gaules.Cest à ce moment précis que deux bip vinrent nous surprendre. Dans cette ambiance cela paraissait presque irréel mais il fallait réagir avant que la belle nous fasse une parade. Mon frère sempara de sa canne quil plia fermement jusquau contact avec le poisson. Le combat sengagea dans le noir presque absolu et il dura de longues minutes avant que japerçus la belle cuivrée à quelques mètres de lépuisette.A bout de force, je la glisse dans le filet, mon frère était heureux de prendre sa première carpe sur ce lac de battre son record par la même occasion. Jétais aussi content que lui-même si ce nétait pas moi qui lavais attrapé, javais presque percé le secret de ces dames ..

La scalimètrie est une technique qui permet de déterminer lâge dun poisson à partir dune écaille. La lecture décaille peut s effectuer à laide dune loupe binoculaire ou dune lecteur de microfiche. Pour les scientifiques amateurs, cette technique est facile à mettre en uvre pour peu que lon possède une binoculaire. Il suffit de prélever quelques écailles sur le poisson en général au dessus de la ligne latéral au niveau de la nageoire anale. Il est important de prélever plusieurs écailles car certaines écailles peuvent être abîmées et le nucléus (le centre napparaît plus, il devient impossible de donner un âge au poisson). La scalimètrie est plus ou moins difficiles suivant les espèces dune part à cause de la taille des écailles et de la biologie de lespèce en elle même. Les écailles les plus facile à lire sont celle de la carpe (commune surtout), le lavaret, la truite et les plus difficile sont celle des grands prédateurs comme le brochet.Une écaille est une structure anatomique qui grandie en taille à partir dun noyau (nucléus) de manière concentrique pendant toute la vie du poisson. Les périodes de croissance sont marquées par des circuli (des stries sur lécaille). Pendant les périodes de bonne croissance (printemps et été), les circuli sont espacés et pendant les périodes de faible croissance (hiver) ils sont très rapprochés et forment des annuli (voir photo).

Chaque annuli correspond à un hiver, il suffit de compter les annuli pour connaître le nombre dhiver passés et déterminer lâge de lindividu. De plus, comme la croissance des écailles est sensiblement proportionnelle à la croissance du poisson, il est possible de calculer la longueur quavait le poisson aux différents stades de sa vie et davoir une idée du taux de croissance (voir équation).
Taille à n année = (Taille totale mesurée x distance du noyau au nième annulus) / Distance totale du noyau au bord de lécaille}.
Lanalyse scalimètrique, est particulièrement intéressante, car elle permet de déterminer une grand nombre de paramètres qui témoigne de la santé dune population piscicole. En effet, grâce à cette technique, on peut déterminer la croissance des individus (en séparant les sexes quand cest possible), on peut connaître la structure en âge de la population ce qui est également intéressant dans le cas de population vieillissante et donc moins dynamique (voir article sur le « No Kill »), on peut également détecter labsence de certaines classes dâge ce qui correspond à un dysfonctionnement dans la dynamique de la population (voir article « No Kill »).
Le « no kill » que lon peut traduire littéralement par « ne pas tuer » est très dactualité de nos jours dans le domaine de la pêche sportive. Il sagit de remettre à leau tous les poissons que le pêcheur capture. Il existe une véritable polémique en ce qui concerne cette pratique. Il y a les pro « no kill » et les anti « no kill » qui se mènent une gueguerre impitoyable sur les forum du net. Mais quest ce que le « no kill » au fond, et à quoi sert t il ?

Le but du « no kill » est de pouvoir conserver une population de poissons importante et avec des individus de grande taille en relâchant systématiquement tous les poissons. Hors, il a été montré que les individus âgés et les plus gros (toutes espèces confondues) ne sont pas les plus vigoureux. En effet, le potentiel reproducteur maximal dune truite, par exemple, se situe entre 3 et 5 ans maximum, au delà, le poisson produit moins dufs et de moins bonne qualité.
Ainsi, en relâchant systématiquement tous les individus, la population a tendance à vieillir et sa « fitness » (son dynamisme) diminue et, à la longue, la population disparaît faute de reproduction efficace.Inversement, le prélèvement massif dindividus nuit beaucoup plus rapidement à la population en place avec la disparition totale de certaines classes dâges. Cest souvent le cas chez la truite et les poissons avec une taille légales de capture. Tous les individus qui font juste la maille sont prélevés. Chez la truite, à 23 cm, elle a 3 ans, elle est donc au top de son potentiel reproducteur mais elle est tuée par le pêcheur avant de sêtre reproduit. Cest bien souvent le cas ou des truites juste maillées finissent dans une assiette alors que, me direz vous, il y a pas grand chose à manger sur une truite de 23 cm ? Cest encore pire chez le brochet ou la taille légale de capture de 50 cm est bien trop petite (il ne sait encore pas reproduit) et sans parler que les zones de fraie de cette espèce disparaissent comme neige au soleil.
Alors, le « no kill », oui mais pas trop. Si tous les pêcheurs étaient un peu plus responsables et respectaient un peu plus ce que la nature leurs offrent, on en arriverait pas à balancer des tonnes darc en ciel dans des bassines pour vendre des cartes de pêche. A notre époque, on peut se passer de manger notre pêche, on est plus à la préhistoire.


