Jeudi 28 avril 2005

    Les invertébrés aquatiques sont souvent oubliés par les gens qui croient qu’il n’y que des poissons dans l’eau. Mais les poissons ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Il existe une vie très riche à l’échelle de l’insecte qui est tout aussi importante à préserver.Ils sont d’une très grande importance car de nombreuses espèces sont indicatrices de milieux propres et d’autres indicatrices des milieux perturbés. On peut donc, avec un peu d’habitude et un bon bouquin, en regardant tout se petit monde sont une loupe savoir l’état de santé de notre rivière. Un indice biotique utilise d’ailleurs ces insectes, c’est l’IBGN (voir article prochainement)

    On retrouve toutes sortent de familles comme par exemple les éphémères, dont un grand nombres d’espèces sont fragiles et parmi lesquelles ont peux citer la « mouche de mai » si chère au pêcheur à la mouche.On retrouve aussi les gammares qui sont de petits crustacés de la même famille que l’écrevisse et qu’on trouve en abondance dans tout cours d’eau de bonne qualité.Ensuite on peut trouver divers vers comme le vers de vase par exemple, indicateur de milieux riche en matières organique et donc pollué.On a également les larves de libellules, les sangsues, les gastéropodes et bien d’autres.

Et toute ce petit monde contribue à l’équilibre écologique des cours d’eau et des lacs. La pollution détruit ces population d’insecte fragile et détruit ainsi toutes la chaîne alimentaire jusqu’aux poissons.

Pour finir, un petit trombinoscope :

Un porte bois, famille des Tricoptères

Un Plécotère, une famille sensible

Une gammare,

Une hydropsychae de la famille des tricoptères mais sans foureau,

Une larve de chironome ou vers de vase (très bon appât pour la pêche),

Une éphémère.

Mercredi 27 avril 2005

C’est un lac mystérieux que j’ai commencé à pêcher quand j’étais gamin, puis en grandissant je me suis mis à pêcher la carpe. J’ai bien essayé plusieurs fois il y a quelques années de sortir les belles cuivrées de ce lac magnifique mais rien. Les bruits courraient que des poissons record y nageait mais qu’elles étaient bien difficiles à séduire. Mes études faisant j’ai abandonné la pêche dans ce lac mais le souvenir de ce merveilleux paysage et le mystère entourant les grosses carpes n’ont pas quitté ma tête. Ce n’est qu’il y a trois ans que j’ai recommencé à le pêcher et avec cette fois ci plus d’expérience et la ferme intention d’en découdre avec ces dames à écailles. Mes pêches ne se déroulaient que le soir, à la tombée du jour que pendant quelques heures, je pouvais ainsi profiter du calme de cette partie de la journée et des couleurs magnifiques du soleil couchant sur les eaux du lac. Un soir, j’invite mon frère à venir partager ma soirée à traquer la dame. C’était en septembre, il faisait encore bon et on profitait bien de cette sensation d’être perdu quand on entend plus que le cri des buses et des criquets dans le vent. Ce soir là ressemblait à bien d’autres mais il y avait comme quelque chose d’étrange, un pré sentiment. Nous étions à un de mes endroits préférés, sur la berge à l’orée de la forêt. A la tombée de la nuit, tout devenait sombre et cela devenait inquiétant parfois de ne pas savoir ce qui se passe dans cette forêt dense juste derrière nous. La nuit était déjà là et il nous fallait plier les gaules.C’est à ce moment précis que deux bip vinrent nous surprendre. Dans cette ambiance cela paraissait presque irréel mais il fallait réagir avant que la belle nous fasse une parade. Mon frère s’empara de sa canne qu’il plia fermement jusqu’au contact avec le poisson. Le combat s’engagea dans le noir presque absolu et il dura de longues minutes avant que j’aperçus la belle cuivrée à quelques mètres de l’épuisette.A bout de force, je la glisse dans le filet, mon frère était heureux de prendre sa première carpe sur ce lac de battre son record par la même occasion. J’étais aussi content que lui-même si ce n’était pas moi qui l’avais attrapé, j’avais presque percé le secret de ces dames…..

 

Mardi 26 avril 2005

La scalimètrie est une technique qui permet de déterminer l’âge d’un poisson à partir d’une écaille. La lecture d’écaille peut s ‘effectuer à l’aide d’une loupe binoculaire ou d’une lecteur de microfiche. Pour les scientifiques amateurs, cette technique est facile à mettre en œuvre pour peu que l’on possède une binoculaire. Il suffit de prélever quelques écailles sur le poisson en général au dessus de la ligne latéral au niveau de la nageoire anale. Il est important de prélever plusieurs écailles car certaines écailles peuvent être abîmées et le nucléus (le centre n’apparaît plus, il devient impossible de donner un âge au poisson). La scalimètrie est plus ou moins difficiles suivant les espèces d’une part à cause de la taille des écailles et de la biologie de l’espèce en elle même. Les écailles les plus facile à lire sont celle de la carpe (commune surtout), le lavaret, la truite et les plus difficile sont celle des grands prédateurs comme le brochet.Une écaille est une structure anatomique qui grandie en taille à partir d’un noyau (nucléus) de manière concentrique pendant toute la vie du poisson. Les périodes de croissance sont marquées par des circuli (des stries sur l’écaille). Pendant les périodes de bonne croissance (printemps et été), les circuli sont espacés et pendant les périodes de faible croissance (hiver) ils sont très rapprochés et forment des annuli (voir photo).

Chaque annuli correspond à un hiver, il suffit de compter les annuli pour connaître le nombre d’hiver passés et déterminer l’âge de l’individu. De plus, comme la croissance des écailles est sensiblement proportionnelle à la croissance du poisson, il est possible de calculer la longueur qu’avait le poisson aux différents stades de sa vie et d’avoir une idée du taux de croissance (voir équation).

 

Taille à n année = (Taille totale mesurée x distance du noyau au nième annulus) / Distance totale du noyau au bord de l’écaille}.

 

L’analyse scalimètrique, est particulièrement intéressante, car elle permet de déterminer une grand nombre de paramètres qui témoigne de la santé d’une population piscicole. En effet, grâce à cette technique, on peut déterminer la croissance des individus (en séparant les sexes quand c’est possible), on peut connaître la structure en âge de la population ce qui est également intéressant dans le cas de population vieillissante et donc moins dynamique (voir article sur le « No Kill »), on peut également détecter l’absence de certaines classes d’âge ce qui correspond à un dysfonctionnement dans la dynamique de la population (voir article « No Kill »).

Mercredi 20 avril 2005

Le « no kill » que l’on peut traduire littéralement par « ne pas tuer » est très d’actualité de nos jours dans le domaine de la pêche sportive. Il s’agit de remettre à l’eau tous les poissons que le pêcheur capture. Il existe une véritable polémique en ce qui concerne cette pratique. Il y a les pro « no kill » et les anti « no kill » qui se mènent une gueguerre impitoyable sur les forum du net. Mais qu’est ce que le « no kill » au fond, et à quoi sert t il ?

 

 

Le but du « no kill » est de pouvoir conserver une population de poissons importante et avec des individus de grande taille en relâchant systématiquement tous les poissons. Hors, il a été montré que les individus âgés et les plus gros (toutes espèces confondues) ne sont pas les plus vigoureux. En effet, le potentiel reproducteur maximal d’une truite, par exemple, se situe entre 3 et 5 ans maximum, au delà, le poisson produit moins d’œufs et de moins bonne qualité.

Ainsi, en relâchant systématiquement tous les individus, la population a tendance à vieillir et sa « fitness » (son dynamisme) diminue et, à la longue, la population disparaît faute de reproduction efficace.Inversement, le prélèvement massif d’individus nuit beaucoup plus rapidement à la population en place avec la disparition totale de certaines classes d’âges. C’est souvent le cas chez la truite et les poissons avec une taille légales de capture. Tous les individus qui font juste la maille sont prélevés. Chez la truite, à 23 cm, elle a 3 ans, elle est donc au top de son potentiel reproducteur mais elle est tuée par le pêcheur avant de s’être reproduit. C’est bien souvent le cas ou des truites juste maillées finissent dans une assiette alors que, me direz vous, il y a pas grand chose à manger sur une truite de 23 cm ? C’est encore pire chez le brochet ou la taille légale de capture de 50 cm est bien trop petite (il ne sait encore pas reproduit) et sans parler que les zones de fraie de cette espèce disparaissent comme neige au soleil.

Alors, le « no kill », oui mais pas trop. Si tous les pêcheurs étaient un peu plus responsables et respectaient un peu plus ce que la nature leurs offrent, on en arriverait pas à balancer des tonnes d’arc en ciel dans des bassines pour vendre des cartes de pêche. A notre époque, on peut se passer de manger notre pêche, on est plus à la préhistoire.

 

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