Mercredi 1 juin 2005

Les amphibiens font partie des vertébrés les plus menacés par le développement économique. En effet, de part leur biologie et leur biotope, ils sont les victimes directes (par destruction des zones humides ou écrasement des individus) et indirectes (pollutions agricoles et industrielles variées) de la dégradation des milieux naturels par l’homme.

Pourtant leur rôle dans la chaîne alimentaire des zones humide est essentiel puisqu’ils fournissent à de nombreux prédateurs une source alimentaire inestimable et participent grandement à l’équilibre de la faune endogée forestière.

 

                   

 

Les amphibiens ont la particularité de vivre une bonne partie de l’année sous couvert forestier (permettant d’éviter un dessèchement trop important de leur peau) mais retournent au point d’eau qui les a vu naître dès le mois de mars, pour se reproduire. C’est le cas du Crapaud commun, des Grenouilles brunes et vertes, des Tritons. C’est lors de cette migration, souvent massive et essentiellement nocturne (jusqu’à 400 individus par nuit sur un linéaire de 200m pour les plus fortes populations) que les batraciens traversent les voies automobiles séparant la zone de forêt d’une zone d’étang ou de lac. Il est démontré qu’un trafic routier d’une voiture par minute peut entraîner la mort de 99% des individus d’une population ; on notera que ce trafic dépasse souvent cette fréquence sur les sites sensibles à forte population.

 

 

 

C’est pourquoi les associations de protection de la nature, comme le CORA ou la FRAPNA, ont mis en place des protections le long des chaussées empêchant le passage des individus. Une personne basée sur le site se chargera de faire traverser les amphibiens le matin, et cela durant toute la période de migration. L’étape ultime de cette opération doit être la mise en place d’un « Crapauduc » sur les sites jugés d’importance prioritaire (ex : le crapauduc à l’Etang du Grand Lemps en Isère, premier crapauduc installé sur la région).

 

   

 

Pourtant de nombreux écrasement ont encore lieu, bien que la région Rhône-Alpes, et principalement le département de l’Isère soit réellement des précurseurs en terme de protection des populations d’amphibiens (9 sites prioritaires protégés sur le seul département de l’Isère). Ainsi, une prise de conscience collective se révèle nécessaire et peut être réalisée par la limitation spontanée de la vitesse des automobilistes sur les zones d’écrasement connues ou par la notation des écrasements observés par les riverains pour élargir la base de donnée des organismes de protection de la nature. Des fiches d’observation sont en l’occurrence disponibles auprès des associatifs (CORA Isère et Savoie, FRAPNA).

 

Les amphibiens font partie de notre patrimoine naturel, l’homme peut par des gestes simples et gratuits épargner cette richesse qu’il a lui-même mis en péril.

 

Lundi 30 mai 2005

              Une espèce est considéré comme nuisible quand elle crée des dysfonctionnements dans le milieu aquatique. La plupart des espèces invasives sont des espèces exotiques qui ont été introduit en France pour diverses raisons. Dans les lacs et rivières, il y a un grand nombre d’espèces introduites qui posent de réels problèmes.

 

Voici, les espèces nuisibles les plus fréquemment rencontrés dans nos lacs et rivières :

 

Les poissons :

 

Le poisson chat :

 

         Poissons de la famille des Ichtaluridés d’environ 10 à  15 cm dans la plupart des cas parfois jusqu’à 30 cm.

          Originaire d’Amérique du Nord (un cadeau des Américains), il a été introduit en France il y a un siècle environ à des fins culinaires. Mais il n’a pas eu de succès dans nos assiettes et il s’est donc retrouvé relâché dans le milieu naturel en toute inconscience. D’un régime alimentaire totalement omnivore et opportuniste, il se nourrit de tout ce qu’il peut avaler (vers de terres, graine, œuf d’autres poissons….) et il se reproduit à une vitesse très rapide et devient rapidement totalement omniprésent. Il a un fort impact sur le milieu aquatique puisqu’il mange les œufs des autres espèces et en plus il n’a pas vraiment de réel prédateur à cause de ces piques situés sur les nageoires dorsales et pectorales qui le protège efficacement du brochet et de la perche. Aucun moyen efficace n’existe aujourd’hui pour se débarrasser de cet indésirable si ce n’est un épuisage systématique des « boules » de jeune poisson chat qu’on peut observer au bord des lacs mais c’est très lourd à mettre en œuvre.

 

                          

La Perche Soleil ou Perche Arc-en-ciel :

           

Petite perche mesurant 10 cm pour un adulte et 20 cm pour les plus gros individus. Venant encore d’Amérique, elle se reproduit à une vitesse très rapide dans le milieu où elle est présente. De la même manière que le poisson chat, la perche soleil est un gros consommateur de la fraie des autres espèces ce qui la place dans le rang de nuisible qu’il faut à tout prix éradiquer.

 

 

Les Crustacés :

 

L’écrevisse américaine :

 

           Crustacé de taille variant entre 4 cm et 15-20 cm fait partie également de ces espèces invasives qu’il faut à tout prix éliminé.

          Introduite pour les mêmes raisons que le poisson chat, les effets sur le milieu aquatique sont aussi catastrophiques. Elle prend la niche écologique des espèces indigènes (écrevisse à pied blanc, écrevisse à pied rouge) et comme elle se reproduit beaucoup mieux que ces dernières, elle devient majoritaire et finit par éliminer totalement les espèces autochtones.

 

 

 

Les autres crustacés :

 

           Plusieurs autres espèces de crustacé sont présents dans les cours d’eau français. Leurs origines, plus ou moins obscurs laisse penser à des évasions provenant de bassin de particuliers. On peut citer le crabe chinois par exemple et l’écrevisse de Floride.

 

Les Reptiles.

 

Les Tortues :

 

           « A quelle sont belles les petites tortues ! Tu veux bien m’en acheter une ? ». Cette phrase sortie de la bouche de votre fille, neveu ou petit cousin vous fait craquer et vous lui offrez cette petite tortue de Floride qui est si mignonne.

             Le problème, c’est qu’au bout de quelques temps, cette tortue devient grosse et agressive et il faut s’en débarrasser. Votre conscience vous dit de ne pas tuer les animaux alors vous la relâcher ou bord d’une rivière ou d’un lac. Grosse erreur ! Cette tortue est une plaie pour l’environnement, très vorace et agressive, elle s’attaque à notre chère Cistude en lui prenant sa place dans l’écosystème. La Cistude, trop calme, entre dans une compétition déloyale qui finit par l’éliminer de l’écosystème. Résultats, les rivières et lacs sont envahit par ces tortues de Floride pesant parfois plusieurs kilos.

 

 

 

Les Mammifères :

 

Le Ragondin :

 

           Gros rongeur d’une soixantaine de centimètre et vivant la plupart du temps au bord des lacs.

           Importé d’Amérique du nord pour sa fourrure, les élevages ont tous fermé pendant le krach boursier de 1929 et les animaux ont été relâchés dans la nature. Outre son impact sur les autres espèces de rongeurs (bien de chez nous ceux là), celui ci détruit littéralement des berges entières de rivière et de lac. En effet, il creuse des terriers sous la berge qui finit petit à petit par s’effondrer. Il est combattu avec force dans les Dombes où ils causent des dégâts important sur les étangs de pisciculture.

 

 

 

 

         Toutes ces espèces sont à éradiquer des milieux naturels. Remettre un poisson chat à l’eau est passible d’une amende, il faut le savoir !

 

        Voilà pour les plus connus, il en existe encore bien plus et je me suis restreint aux milieux aquatiques. Il faut savoir que toutes les espèces exotiques ne deviennent pas nuisibles mais elles n’ont pas lieu d’être dans notre pays.

 

La loi interdit et punis fortement l’introduction d’espèce exotique dans le milieu naturel (amis des tortues, prenez des notes).

 

Pour vous donner une idée de toutes les espèces exotiques que l’on peut trouver dans le milieu naturel voici une tout petite liste :

 

Animal : Tortue hargneuse

                Grenouille Taureaux

                Black bass

                Sandre

                Gambusia

                Silure

                Truite arc en Ciel

                Rat musqué

                Ecureuil roux

 

Végétal Elodée du Canada

                Myriophylle

                Renouée du Japon

                Caulerpa Taxifolia

                Toute les plantes arbres et arbustes d’ornements qui finissent par se retrouver dans la nature.

 

Attention : Ceci ne sont quelques exemples des plus connus, cette liste est bien plus longue.

               

Lundi 30 mai 2005

     Le Brochet est un prédateur de surface, son territoire de prédilection se situe surtout dans la zone littorale des lacs souvent à proximité des obstacles. C’est pour ces raisons que ma pêche préféré du brochet est la pêche aux leurres artificielles et au mort manié.

C’est une pêche dynamique qui allie sens de l’eau et technique. Par rapport à  la pêche au posé classique où on attend que le brochet morde, la pêche au lancer permet d’aller chercher le poisson là où il se trouve.

 

Le brochet étant un poisson très territoriale, cette pêche permet de faire de belle pêche quand notre ami Esox Lucius est mordeur.

 

Les leurres :

 

Il existe une très grande quantité de leurre disponible dans les magasins de pêche et pour commencer à pêcher à cette technique avoir un minimum de leurre dans sa boîte à pêche.

               

                Les cuillères tournantes :

leurre classique par excellence, elle permet de pêcher en surface et en prodondeur suivant sa taille et son poids. Une de mes préférés est une Mepps n°4 à palette en « feuille de saule » argentée (j'en ai fait un hier de 75 cm avec cette cuillère)

 

                Les Rapalas :

Très utile pour débusquer le brochet partout Il existe un large de choix de rapalas sur le marché et personnellement je possède 3 modèles. Un flottant, utile et très efficace quand le brochet chasse en surface et pour pêcher entre les nénuphars. Un grand plongant de grande taille (15 cm) pour les gros poissons posé sur le fond. Un plongeant (modèle à bille), idéal pour pêcher juste au dessus des herbiers, ce modèle est celui que j’utilise le plus souvent.

 

                Les cuillères ondulantes :

J’utilise les cuillère ondulantes les plus classiques que l’on trouve, argenté, de 15g environ et de taille variable ( de la taille 3 à 5). Elle sont très efficace sur les brochets peu actifs. Le gros avantage de ces leurres est qu’elles sont toujours pêchantes même quand on ne ramène pas la ligne et permettent de pêcher une large tranche d’eau ( de quelques centimètres de fond à plusieurs dizaine de mètres). De plus, on peut ramener la cuillère très lentement ou très rapidement avec quasiment la même efficacité.

 

 

 

              Les autres leurres :

Je possède également deux ou trois autres leurres. Je ne saurait leurs donner un nom, je les choisis en fonction des nouveautés qui sortent dans les magasins. Ils ont souvent une forme bizarre, parfois des mélanges de Streamer et de cuillère ou encore de rapalas et de cuillère ondulante. Ils sont parfois efficace mais pas autant que les grands classiques que je vient de citer. 

 

 

Voilà, c’est un petit tour des leurres que j’utilise le plus souvent. Une autre technique très efficace qu’il m’arrive d’utiliser est le mort manié.  Mais je l'utilise moins souvent car elle nécessite un peu plus de logistique (conservation des vifs) et moi, j’adore partir pêcher comme ça quand l’envie me prend.

 

 

Le matériel :

 

Pour les deux techniques, j’utilise la même canne. Les puristes vont me haïr mais comme je ne pêche pas de manière très intensive le brochet, je m’en contente. J’utilise une canne à mort manié avec un bon moulinet à lancer léger à  roulements à bille et garni d’un bon 30 centièmes. Je n’utilise pas de bas de ligne en acier, le brochet est toujours capturé par le bord de la bouche et puis je trouve que c’est trop voyant dans l’eau.

 

A vos cannes !

Lundi 23 mai 2005

Pour les fans de pêche sportive tout en puissance, allez voir sur ce site :

http://xvella.free.fr/videos/

On y trouve des vidéos sur la pêche sportive du Silure (Silurus Glanis) de bonne qualité et très intéressantes.

Je vous conseille de voir celles intitulé "kazakstan" et "underwater attack", elles sont impressionnantes !!

On y voit une attaque de silure sur une Perche avec une caméra subaquatique (vraiment impressionnant!) ainsi qu'un combat violent avec un monstre de près de 2m50.

Bon visionnage!

Silurus Glanis

Jeudi 19 mai 2005

Après 4 jours d’absence, je reviens avec ce petit reportage sur l’enduro auquel je viens de participer sur le lac de Francin. D’une durée de 93h, c’est la première fois que je pêche aussi longtemps en non-stop.

Le lac de Francin est une gravière d’environ 10 hectares coincée entre l’autoroute qui vient de Grenoble et celle qui vient d’Albertville. La particularité de ce lac vient du fait que la carpe n’y est quasiment jamais pêchée.

En effet, il est ouvert le dimanche matin à la pêche à la truite et lors des enduros et des pêches de nuit donc seulement quelques week-end par an. Il fallait donc s’attendre à avoir des poissons pas du tout méfiants avec une faim de loup (il n'y a rien à manger dans cette gravière). La situation avant le concours semblait favorable à la capture de nombreux poissons.

Nous sommes 4 à participer à cet enduro, moi et mon coéquipier Anthony C (Champote). et mon frère et son coéquipier Anthony P (Metallicone).

A peine sortit du travail, je saute dans la voiture et direction le lac pour le tirage au sort qui à lieu à 18h.

C’est le moment de vérité, je tire le poste 7 et mon frère le poste 12. A priori, ce tirage nous semble favorable, notre poste se situe sur une digue qui avance sur le lac jusqu’au 2/3 de sa largeur ce qui forme une baie sur notre gauche qui possède de bons postes de bordure avec en plus un vent soutenu à notre avantage qui rentre dans la baie de droite.

 

Le poste 12 est beaucoup plus difficile, il est situé en queue de lac avec une bute sur la droite avec des éboulis plongeant dedans.

L’heure de déplier le matériel est arrivé. A 19h, c’est parti pour 93h de pêche non-stop, nous sommes confiants et entamons un sondage rapide du poste avant la nuit. A priori, rien de bien exceptionnel de sur toute la partie qui donne au large, le fond est propre et descend très rapidement à une dizaine de mètre de profondeur après quelques herbiers de bordure. La bordure située à droite de notre poste semble plus intéressante, avec des successions de micro baie formées lors de l’activité de la gravière qui forme des trous de plusieurs mètres espacés d’une dizaine de mètre à chaque fois. Un poste situé sous les branches d’une arbres attire mon attention, le fond y est moins important qu’ailleurs et il est succédé par un trou à environ 4 m de profondeur.

La stratégie pour cette première nuit est simple, je dépose deux cannes en bordure, une sous l’arbre et une autre derrière l’herbier à une dizaine de mètre du bord. Anthony dépose une canne près d’un petit bosquet au bout de la digue. Toutes les autres lignes sont lancées à différentes distances avec un micro amorçage afin de déterminer une zone favorable étant donné la monotonie du fond.

Nous étions confiants pour le déroulement de ce concours et nous entendions déjà le son des détecteurs des autres équipes si bien qu’à 23h déjà 8 poissons furent mis au sec.

Nous n’avons quasiment pas dormi cette nuit là, le vent puissant qui soufflait nous faisait craindre de ne pas entendre les détecteurs de touches. Au petit matin, pas de touche pour nous mais ce n’était pas le cas de tout le monde. Plusieurs poissons furent sortis dont deux pour mon frère.

Il était temps de relancer les cannes et de sonder avec précision notre poste en pleine eau. Malgré nos efforts, nous n’avons décelé aucun indice susceptible d’être un hot spot sur notre poste en pleine eaux. Les cannes en bordures sont replacées comme la veille et nous plaçons un marqueur à environ 70m du bord amorcé légèrement au bait- rocket ou deux cannes y sont déposées.

10 h : Départ en pleine eau sur une canne à Anthony C. Le combat s’engage et nous sommes rassurer, pas de bredouille pour nous.. Après, un combat sans difficulté, le poisson est soigneusement mis en sac de conservation en attendant la pesé mais je l’estime à environ 5 kg.

13h : Le vent souffle toujours aussi fort dans notre direction, les poissons devraient rentrer sur notre poste à droite.

Le poste 6, juste derrière nous commence à donner en bordure, l’équipe est déjà à 4 poissons et nous seulement 1.

17h : Nouvel touche, toujours en pleine eau sur les cannes à Anthony. C’est un petit poisson de 6 kg qu’il ramène sans difficulté.

Le bilan au bout des premières 24h est mitigé, seulement 2 poissons, nous avons du retard sur les autres équipes. Le poste 2 semble se démarquer avec la capture de plus de 6 poissons, cela risque d’être dur de remonter mais il nous reste encore 70 heures de pêche.

21h : Bon petit casse dalle dans la tente (le vent est trop fort, je commence à avoir mal à la tête). Nous remettons les cannes à l’eau suivant la même stratégie que la veille en bordure.

La nuit prochaine est calme, on a bien dormi, aucun bip de la nuit sur quasiment tout le lac.

6h : Je me lève timidement et fais une petite promenade matinale. Quelle mauvaise surprise quand je découvre à quelques mettre de notre ring, une carpe morte d’environ 5kg. Après un examen post mortem, j’en déduit qu’elle est morte suite à la fraie à en constater par les blessures qu’elles portent au niveau de l’abdomen.

10h : Anthony est levé en fin, c’est un ours quand il dort !

10h30 : Départ bizarre en pleine eau sur une des cannes à Anthony. Il ferre et là, surprise, il s’agit d’un esturgeon. Le combat est rigolo, le poisson alterne entre des sauts hors de l’eau et des virages très serrés qui décontenance Anthon. Une fois sorti, il accuse 2,5 kg pour environ 70 cm de long. C’est la première fois que l’on a affaire à ce poisson, c’est une expérience assez marrante.

L’équipe de mon frère semble avoir trouvé un hot spot, ils enchaînent les départ de manière assez régulière ce qui n’est pas notre cas.

Le poste 6, juste à côté continue de toucher, nous nous faisons une raison, avec 2 carpes et un esturgeon, on est mal barré surtout que moi, je n’ai encore eu de touche sur mes cannes et même sous l’arbre qui m’attire tant. Qu’importe, je vais persévérer, le vent nous est toujours favorables, les poissons vont finir par rentrer en bordure.

Ce sera tout pour la journée, en regardant un peu le classement, nous devons être dans la entre 8 et 10ème sur 12, ce n'est pas terrible mais il reste deux jours. Le poste 12 (l’équipe de mon frère) est quant à lui entre 4 et 6ème.

Les premiers sont déjà loin devant et plus le temps passe et plus les chances de les rattraper diminuent mais on s’en fout un peu à partir du moment ou en prend un peu de poisson.

3ème nuit : Grosse ronflette !

4h : Départ sur ma canne en bordure. Combat sans difficulté, je donne de la voix pour réveiller mon ours de coéquipier pour qu’il me donne un coup de main. Finalement ce sera une petite miroir de 5kg dans l’épuisette. Enfin, mon poste sous l’arbre a fini par payer.

8h : Je dors profondément.

8h30 : Anthon me réveille pour boire le café, je me fais pas prier.

9h : Petite séance délire de Taï Chi.

La journée est très calme, on se balade, on boit des bières au soleil en attendant un départ, presque plus personne n’a de départ sauf le poste 2 qui cartonne toujours.

Le poste 6, derrière nous, après un début de concours canon, n’ont plus de départ depuis 24h.

19h : On relance les cannes, cette fois, on modifie un peu la méthode :

On met une canne en plus en bordure à environ 10 m du bord.

21h : Soirée barbecue avec quelques amis.

22h : Je suis entrain de faire cuire les saucisses et bien sur Anthony n’est pas là quand un départ à revenir survient. Je cavale comme un âne jusqu’aux cannes, je ferre, je commence à ramener le poison quand un bruit métallique suivant d’un blocage complet de la ligne survient ! Un peu surpris, je force mais une ligne à bombette est prise, coincée dans les anneaux. Ce qui arriva, arriva, le poisson se décrocha. 10min plus tard, le voilà qui se pointe tout penaud, je lui explique ma mésaventure et il relance sa canne (ah oui, c’était encore sa canne, décidément je n'ai pas de chance).

 Vers 0h30, tout le monde s’en va et Anthony dort déjà. Moi, je profite un peu de la nuit quand un départ survient en bordure. Encore sur une des cannes à Anthony, décidément je suis maudit ! J’hurle pour le réveillé (quand il dort celui là) !.

10 min après, c’est une belle miroir de 8 kg que nous épuisons.

Le reste de la nuit fut calme.

8h : Dernier jour de concours. Nous devons être 6 ou 7ème au classement et nous talonnons l’équipe de mon frère de 2 poissons. Allez, on relance les lignes !

10h : Anthony va faire un tour.

10h20 : Départ en bordure sur une de ses cannes encore !!! Il n’est pas là, je ferre et sort le poisson seul. Elle fait environ 6kg.

10h45 : Le revoilà, un peu dégoûté de ne pas avoir pu sortir ce poisson.

14h : On commence à plier le campement. Ouah, on a quand même picolé pendant 4 jours ! Ce n'est peut être pas si faux que cela les préjuger des gens sur les pêcheurs…

15 h 30 : Départ, encore en bordure sur les cannes à Anthony (GRRRRR). Une carpe de 6 kg avec des écailles superbes. Ce poisson nous place 6ème à 1 poisson de l’équipe de mon frère.

17h : Remise des prix. Nous n'avons pas gagné grand chose mais on s’en fout la convivialité et la sympathie entre les pêcheurs étaient au rendez-vous. Si seulement cela pouvait être comme cela tout le temps……

 

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