Un grand moment attendu par tant de pêcheurs, l'ouverture de la truite en 1ère catégorie.
Comme beaucoup, cela faisait longtemps que je l 'attendait, la veille je n'ai rien dormi, pensant comment j'allais pêcher dans des conditions un peu particulières! En effet, avec les pluies et le redoux de la semaine, les rivières sont entrées en crue et la fonte des neiges a apportée une eau froide peu favorable aux cartons, enfin je fini par m'endormir quelques heures avant le départ.
Au levé, je saute dans mon pantalon et rejoint mon frère et Anthony pour voir ou nous allons pouvoir pêcher vu la quantité d'eau dans les rivières le choix est vite fait, nous irons sur deux petits ruisseaux que nous connaissons très bien pour y pêcher depuis notre enfance.
Arrivé au bord de l'eau, je monte un vairon sur une godille tandis que mon frère et Anthony veulent pêcher à la cuillère malgré mes arguments pour leurs faire essayer la pêche au vairon manié qui est redoutable surtout par eaux un peu chargée.
La pêche commence doucement, Anthony commence avec quelques branches mais pas maillé!
La première truite est pour moi, l'efficacité du vairon a encore payé. Ce n'est pas un gros poisson mais ce n'est pas ce que nous recherchons, c'est surtout le plaisir du combat.
Visiblement, elles semblent un peu actives puisqu'elle a mordu à la fin d'un plat sur un poste typique de chasse.
Nous continuons d'avancer doucement et c'est au tour de mon frère d'en toucher une petite à la cuillère cette fois encore sur un poste typique de chasse à la fin d'un plat.
La partie de pêche continue et nous encourageons Anthony qui a un peu de mal à maîtriser le lancer dans les rivières très encombrées mais cela fini par payer puisqu'il finit par toucher une belles fario de 28 cm dans un très beaux remous en bordure de courant (encore un poste de chasse).

Le belle fait 28 cm
Les truites sont actives et se nourrissent contrairement à la température de l'eau qui avoisine les 2°C.
Nous arrivons sur la partie la plus technique car la plus encombrées. Pas de touches, pas d'attaques mais un beau sac plastique pour Anthony!

Un sac non maillé!
Enfin, une touche pour mon frère, loupé!
La fin du parcours est calme, une ou deux touches mais pas de poissons. On commence à se détendre et on taquine gentiment Anthony qui en a marre de perdre des cuillères dans les branches. Si bien qu'il finit pied nus dans une eaux à 2°C pour en récupérer une, le moment est immortalisé sur le numérique!

Elle est bonne!
Cette matinée nous a apporté 3 fario, 1 chacun. Le résultat est honorable mais pas exceptionnel compte tenu des conditions.
L'après midi, nous nous rejoignons avec Anthony et Champote, mon frère préfère rester chez lui.
N'ayant pas envie de nous prendre la tête ni de crapahuter dans des gorges devenues très dangereuses à cause de la quantité d'eaux, nous décidons de rester dans la vallée pour taquiner quelques truites proches de nos domiciles.
L'après midi fut brève mais nous récoltons tout de même 3 truites toutefois plus difficiles à leurrer : visiblement nous ne sommes pas les premiers à passer et les poissons tapent dans les leurres sans les prendre pour tester le piège.
Le bilan est positifs, quelques poissons sortis sachant qu'on ne s'est pas pris la tête sur le choix des rivières compte tenue des conditions climatiques.
La semaine prochaine je vais à la carpe....
Les populations de truites fario de nos rivières ont considérablement diminuées depuis une vingtaine d'année. La cause de cette raréfaction vient surtout de la dégradation de son habitat et de la surpêche (ou plutôt du surprélèvement). Contrairement aux idées reçues, la truite n'est pas plus sensible à la pollution qu'un gardon, elle peut vivre dans un milieu très pollué et c'est surtout le manque d'oxygène et la destruction de son habitat qui a rendu certaines rivières stériles.
Je connais une rivière totalement polluée ou on ne baignerait même pas un cochon, et bien c'est cette petite rivière ignorée de tous (trop polluée) qui me rapporte toutes les saisons de belles truites (par contre elles sont immangeables).

Une belle rivière savoyarde...
Aujourd'hui, les contrats de rivières et de lacs fleurissent en France afin de restaurer le milieu aquatique et renaturer les rivières. L'Union Européenne impose des règles très stricte en matière d'environnement obligeant les communes et les Fédérations de pêche à faire des travaux conséquents dans les rivières afin de restaurer un caractère biogène à celle ci.
Les premiers effets sont là, les poissons reviennent doucement et il faut à tout prix les aider à revenir et surtout à rester.

Une belle fario de souche atlantique de 51 cm
"L'émerveillement est le premier pas vers le respect". Cette phrase de Nicolas Hulot en dit long sur le respect de la nature et s'applique très bien à notre passion.
Quel plaisir de combattre une belle truite fario avec des couleurs subliment dans une rivière sauvage. L'adrénaline monte pendant le combat et l'émerveillement de sa robe impose la contemplation.
Peu importe sa taille, ce poisson si vaillant qui nous a donné tant de plaisir doit retourner dans son milieu afin d'assurer la reproduction de son espèce et nous offrir dans les années à venir encore de beaux combats dans un cadre magnifique.
Le "No Kill" doit se pratiquer pour conserver des populations dynamiques de fario.
Le prélèvement systématique quelque soit la taille du poisson n'est pas la solution, il créé des creux de classe de taille chez les individus potentiellement les meilleurs reproducteurs (entre 20 et 30 cm) qui peuvent induire des conséquences irréversibles dans certains cas ou le prélèvement est systématique et excessif. Parfois, conserver une très grosse truite peut être une bonne chose, elle libère une place pour les plus petites, beaucoup plus fertile et en pleine croissance.
En pratiquant un prélèvement raisonné sans penser systématiquement à rentabiliser le permis, les populations de truites sont ainsi "gérer" par un prélèvement réfléchi des pêcheurs et elles ne peuvent que se porter mieux et offrir à nos enfants un patrimoine naturel riche.
Cependant, la remise à l'eau d'un poisson ne doit pas se faire n'importe comment. Pour assurer le maximum de survie au poisson il faut respecter quelques règles :
- Ne pas manipuler trop longtemps hors de l'eau le poisson. Si possible, le décrocher directement dans l'eau.
- Ne pas tirer comme un forcené quand une truite a avalé le vers jusqu'à l'estomac. Couper le bas de ligne, les sucs gastriques dissoudront l'hameçon et le fil en quelque temps.
- Toujours se mouiller les mains avant de toucher un poisson. Le mucus qui recouvre sont corps est comme une peau, il permet au poisson de se protéger des agressions extérieurs (maladie). En lui enlevant ce mucus vous rendez le poisson très vulnérable aux infections.
- Utiliser des hameçons sans ardillons qui favorise le décrochage et n'abîme pas le poisson.
- Après un long combat, maintenir le poisson dans sa main dans l'eau quelques minutes afin qu'il retrouve sa vitalité et élimine les toxines accumulées pendant le combat.
Enfin, à l'ouverture, les truites sortent de la reproduction, les oeufs sont encore dans les frayères, essayez donc de marcher dans l'eau le moins possible afin de ne pas les piétiner ou du moins d'éviter les frayères qui sont facilement reconnaissable (tâche de graviers + ou - cirulaires).
Le respect du poisson et de son environnement est la base de la gestion piscicole dans quelques milieux que ce soit. La prise de conscience des pêcheurs que la nature est fragile est le facteur clef de la pérennité de nos parcours de pêche et de la survie de nos rivières.
La fario souche Méditérannéenne malheureusement souvent hybridée avec la souche Atlantique
Cet album regroupe des photos de belles parties de pêche que nous réalisons.
Il est mis à jour régulièrement, n'hésiter pas à poster des commentaires.
La pêche de la truite en rivière requiert tout d'abord un matériel adapté suivant la technique utilisée.
Chaque technique a ses avantages et ses inconvénients. Nous allons faire un petit tour d'horizon sur les différentes métodes pour charmer dame truite.

La pêche au toc :
Cette technique nécessite une canne longue (3 à 4 m) très sensible. Les cannes à fil intérieurs sont très pratiques dans les endroits très encombrés.
Le but est de présenter à la truite un vers (ou autre appâts naturelles) sur les postes qu'elle affectionne.


On lance la ligne dans le courant ou a proximité d'un trou et on guide la plus naturellement possible le vers vers le poste. La truite à l'affut ne tarde pas a se jeter sur l'appâts si celui ci est bien présenté.
Le montage est simple, il est constitué d'un hameçon de taille variant avec la taille de l'appât et de quelques plombs pour guider et alourdir la ligne dans le courant.

La difficulté principale de cette technique est de bien équilibré la ligne en fonction du courant.
Un nombre trop important de plombs dans un courant faible et la ligne coule à pic au fond et la présentation n'estplus naturelle.
Inversement, si la plombée est trop légère, l'appât est entraîné par le courant et deviet incontrôlable.
Cette technique est celle qui est la plus couramment utilisé en cours d'eau et elle prend toute sont efficacité lors des crues quand l'eau est trouble.
Son inconvénient majeur de l'impossibilité de pêcher certain postes à très fort courant ou dans les zones très calmes.
La pêche à la cuillère :
Cette technique connue de tous consiste à utilisé un leurre artificiel le plus souvent une cuillère tournant pour imiter la nage d'un poissonnnet blessé.

Il suffi de lancer le leurre vers l'amont à proximité des postes à truite de le ramener.
A priori cela parraît simple, il faut convient d'avoir un matériel ada^té permettant de pêcher précispour éviter de casser inlassablement dans les branches (n'est ce pas Anthony!)
La canne est généralement courte (- de 3m) et doit être adapté à la rivière (1,80m pour les ruisseaux, 2,80m pour les rivières plus larges). Elle doit être souple pour bien sentir les mouvement de la cuillère.
Cette technique pratique puisque nécessitant peu de matériel est idéal pour une pêche rapide d'une heure mais elle ne convient pas lorsque la rivière est forte et l'eau trouble, les touches en sont amoindris.
NB : La pêche avec un poisson nageur flottant est une technique alternative qui m'a rapporté souvent de belle truite lorsque celle ci boudait mes cuillères. Le Rapala flottant permet de pêcher des zones très encombrés ou il est impossible de lancer une cuillère comme quand il y a beaucoup de branche qui surplombent le cruisseaux. Il suffit de laissé partir la Rapala dans le courant et de le ramener ensuite.
La pêche au poisson mort manié :
Ma pêche préféré.
La canne doit être relativement courte pour les mêmes raisons que pour la pêche à la cuillères mais elle doit par contre être plus raides afin de bien animé le poissons mort.
La technique consiste à monter un vairon (la plupart du temps) sur une monture (les godilles sont les plus pratiques).

Il suffit de lancer près d'un poste à truite et d'animer le vairon en donnat de léger coup de scion pour le faire paraître blessé.
Le gros avantage de cette technique est qu'elle peut s'utiliser dans la plupart des situation, autant en période de crue qu'en période d'étiage mais aussi sur tout type de poste (courant, plat et trou d'eau en dandiant à la verticale).
L'attaque a lieu la plupart du temps dès que le vairon touche l'eau.
Je vous invite à mettre des commentaires.
Le Brochet est un prédateur de surface, son territoire de prédilection se situe surtout dans la zone littorale des lacs souvent à proximité des obstacles. Cest pour ces raisons que ma pêche préféré du brochet est la pêche aux leurres artificielles et au mort manié.
Cest une pêche dynamique qui allie sens de leau et technique. Par rapport à la pêche au posé classique où on attend que le brochet morde, la pêche au lancer permet daller chercher le poisson là où il se trouve.
Le brochet étant un poisson très territoriale, cette pêche permet de faire de belle pêche quand notre ami Esox Lucius est mordeur.
Les leurres :
Il existe une très grande quantité de leurre disponible dans les magasins de pêche et pour commencer à pêcher à cette technique avoir un minimum de leurre dans sa boîte à pêche.
Les cuillères tournantes :
leurre classique par excellence, elle permet de pêcher en surface et en prodondeur suivant sa taille et son poids. Une de mes préférés est une Mepps n°4 à palette en « feuille de saule » argentée (j'en ai fait un hier de 75 cm avec cette cuillère)
Les Rapalas :
Très utile pour débusquer le brochet partout Il existe un large de choix de rapalas sur le marché et personnellement je possède 3 modèles. Un flottant, utile et très efficace quand le brochet chasse en surface et pour pêcher entre les nénuphars. Un grand plongant de grande taille (15 cm) pour les gros poissons posé sur le fond. Un plongeant (modèle à bille), idéal pour pêcher juste au dessus des herbiers, ce modèle est celui que jutilise le plus souvent.
Les cuillères ondulantes :
Jutilise les cuillère ondulantes les plus classiques que lon trouve, argenté, de 15g environ et de taille variable ( de la taille 3 à 5). Elle sont très efficace sur les brochets peu actifs. Le gros avantage de ces leurres est quelles sont toujours pêchantes même quand on ne ramène pas la ligne et permettent de pêcher une large tranche deau ( de quelques centimètres de fond à plusieurs dizaine de mètres). De plus, on peut ramener la cuillère très lentement ou très rapidement avec quasiment la même efficacité.
Les autres leurres :
Je possède également deux ou trois autres leurres. Je ne saurait leurs donner un nom, je les choisis en fonction des nouveautés qui sortent dans les magasins. Ils ont souvent une forme bizarre, parfois des mélanges de Streamer et de cuillère ou encore de rapalas et de cuillère ondulante. Ils sont parfois efficace mais pas autant que les grands classiques que je vient de citer.
Voilà, cest un petit tour des leurres que jutilise le plus souvent. Une autre technique très efficace quil marrive dutiliser est le mort manié. Mais je l'utilise moins souvent car elle nécessite un peu plus de logistique (conservation des vifs) et moi, jadore partir pêcher comme ça quand lenvie me prend.
Le matériel :
Pour les deux techniques, jutilise la même canne. Les puristes vont me haïr mais comme je ne pêche pas de manière très intensive le brochet, je men contente. Jutilise une canne à mort manié avec un bon moulinet à lancer léger à roulements à bille et garni dun bon 30 centièmes. Je nutilise pas de bas de ligne en acier, le brochet est toujours capturé par le bord de la bouche et puis je trouve que cest trop voyant dans leau.
A vos cannes !


