Mardi 7 juin 2005

 

 

Cet indice est utilisé pour évaluer la qualité biologique des cours d’eau. Il permet de faire un diagnostic de cours d’eau et éventuellement de détecter des dysfonctionnements de l’écosystème.

 

PRINCIPE :

 

Il est basé sur les invertébrés aquatiques. En effet, il existe de nombreuses familles d’invertébrés qui peuplent le fond de nos rivières. L’IBGN est basé sur la présence ou l’absence de taxon (= famille) d’invertébrés polluosensibles, c'est-à-dire qui ne supporte pas la pollution.

 

L’ECHANTILLONNAGE :

 

Une station sur le cours d’eau est définit en fonction de l’utilisation que l’on veut faire de cet indice.

Par exemple, un prélèvement peut être effectué en amont et en aval d’un rejet quelconque. Ainsi, la différence entre les deux indices renseignera sur l’impact de ce rejet sur la faune aquatique et sur la qualité globale de la rivière.

 

  La description de la station :

 

 La station est définit par une longueur égale à environ 10 fois sa largeur. Elle est ensuite schématisée sur une feuille en faisant apparaître les différents type de substrat et de vitesse de courant à l’aide de symbole.

 

 Le choix des points de prélèvement :

 

L’endroit de chaque prélèvement est choisi soigneusement en fonctions des différents types d’habitats que l’on peut trouver sur la station (ex : herbiers, galet, bloc…) en fonction de leurs abondance théorique en invertébrés.

 

Les prélèvements sont aux nombres de 8 et doivent suivre une grille normalisée :

 

SupportsVitesses (en cm/s)

V > 150

150 > V > 75

75 > V > 25

25 > V > 5

5 > V

(9) Bryophytes




(8) Spermaphytes immergées




(7) Eléments organiques grossiers (litières, branchages, racines)

(6) Sédiments minéraux de grande taille (pierres, galets) de diamètre compris entre 250 mm et 25 mm

(5) Granulats grossiers de diamètre compris entre 25 mm et 2,5 mm

(4) Spermaphytes émergeant de la strate basse

(3) Sédiments fins organiques, vases, de diamètre inférieur à 0,1 mm

(2) Sables et limons de diamètre inférieur à 2,5 mm

(1) Surfaces naturelles et artificielles (roches, dalles, sols, parois), blocs de diamètre supérieur à 250 mm

(0) Algues ou à défaut marnes et argiles






 

On recherche un maximum de couple de substrat/vitesse différent sur la station en fonctions de cette grille. Si il n’y a pas 8 habitats différents, on complète en faisant Plusieurs prélèvements sur le même habitat (le plus dominant sur la station).

 

Le prélèvement :

 Il est effectué à l’aide d’un filet normalisé dit de « Surber ».

Ce filet est posé face au courant sur la zone de prélèvement et le substrat qui est à l’intérieur du cadre est brassé par le manipulateur.

Ainsi, les invertébrés sont soulevés du fond et sont emportés dans le fond du filet grâce au courant.

Cette opération est répété 8 fois sur chaque habitat définit précédemment.

 

LE COMPTAGE ET LA DETERMINATION :

 

Les individus capturés sont ensuite dénombrés et déterminé jusqu’à la famille à l’aide d’une loupe binoculaire et d’une clef de détermination des invertébrés aquatiques.

On obtient fréquemment plus de 2000 individus par station.

 

LA DETERMINATION DE L’INDICE :

 

La détermination de l’indice se fait à l’aide d’un tableau à double entrée.

 

Tout d’abord, on compte combien de taxons différents on a prélevé sur la station, cela donne le nombre de « groupe indicateur ».

Ensuite, sur la colonne de gauche du tableau, on lit de haut en bas en recherchant le premier nom de la famille qui apparaît dans notre prélèvement.

 

Par exemple : Voici, une partie d’un dénombrement d’invertébrés :

Famille Nombre d’individus

Heptageniidae       2

Chironomidae      200

Baetidae              15

Gammaridae        35

Etc

 

Nombre de Famille Différentes (Taxon indicateur) = 33

 

Dans le tableau, la première famille de notre prélèvement qui apparaît est la famille des Heptageniidae mais, le dénombrement n’a permis de compter que 2 individus donc cette famille ne rentre pas en compte. On continu donc à recherche la prochaine famille et on voit que le Baetidae apparaissent. Ils sont en nombre suffisant.

 

Ensuite, on se décale dans le tableau jusqu’à la colonne correspondant au nombre de taxon indicateur, on lit l’indice : IBGN = 11

 

Ensuite, la dernière étape consiste à reporté cet indice avec la grille de qualité.

 

Ainsi, un indice de 11 correspond à une eau de qualité Jaune soit une qualité moyenne

Jeudi 28 avril 2005

    Les invertébrés aquatiques sont souvent oubliés par les gens qui croient qu’il n’y que des poissons dans l’eau. Mais les poissons ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Il existe une vie très riche à l’échelle de l’insecte qui est tout aussi importante à préserver.Ils sont d’une très grande importance car de nombreuses espèces sont indicatrices de milieux propres et d’autres indicatrices des milieux perturbés. On peut donc, avec un peu d’habitude et un bon bouquin, en regardant tout se petit monde sont une loupe savoir l’état de santé de notre rivière. Un indice biotique utilise d’ailleurs ces insectes, c’est l’IBGN (voir article prochainement)

    On retrouve toutes sortent de familles comme par exemple les éphémères, dont un grand nombres d’espèces sont fragiles et parmi lesquelles ont peux citer la « mouche de mai » si chère au pêcheur à la mouche.On retrouve aussi les gammares qui sont de petits crustacés de la même famille que l’écrevisse et qu’on trouve en abondance dans tout cours d’eau de bonne qualité.Ensuite on peut trouver divers vers comme le vers de vase par exemple, indicateur de milieux riche en matières organique et donc pollué.On a également les larves de libellules, les sangsues, les gastéropodes et bien d’autres.

Et toute ce petit monde contribue à l’équilibre écologique des cours d’eau et des lacs. La pollution détruit ces population d’insecte fragile et détruit ainsi toutes la chaîne alimentaire jusqu’aux poissons.

Pour finir, un petit trombinoscope :

Un porte bois, famille des Tricoptères

Un Plécotère, une famille sensible

Une gammare,

Une hydropsychae de la famille des tricoptères mais sans foureau,

Une larve de chironome ou vers de vase (très bon appât pour la pêche),

Une éphémère.

Mardi 26 avril 2005

La scalimètrie est une technique qui permet de déterminer l’âge d’un poisson à partir d’une écaille. La lecture d’écaille peut s ‘effectuer à l’aide d’une loupe binoculaire ou d’une lecteur de microfiche. Pour les scientifiques amateurs, cette technique est facile à mettre en œuvre pour peu que l’on possède une binoculaire. Il suffit de prélever quelques écailles sur le poisson en général au dessus de la ligne latéral au niveau de la nageoire anale. Il est important de prélever plusieurs écailles car certaines écailles peuvent être abîmées et le nucléus (le centre n’apparaît plus, il devient impossible de donner un âge au poisson). La scalimètrie est plus ou moins difficiles suivant les espèces d’une part à cause de la taille des écailles et de la biologie de l’espèce en elle même. Les écailles les plus facile à lire sont celle de la carpe (commune surtout), le lavaret, la truite et les plus difficile sont celle des grands prédateurs comme le brochet.Une écaille est une structure anatomique qui grandie en taille à partir d’un noyau (nucléus) de manière concentrique pendant toute la vie du poisson. Les périodes de croissance sont marquées par des circuli (des stries sur l’écaille). Pendant les périodes de bonne croissance (printemps et été), les circuli sont espacés et pendant les périodes de faible croissance (hiver) ils sont très rapprochés et forment des annuli (voir photo).

Chaque annuli correspond à un hiver, il suffit de compter les annuli pour connaître le nombre d’hiver passés et déterminer l’âge de l’individu. De plus, comme la croissance des écailles est sensiblement proportionnelle à la croissance du poisson, il est possible de calculer la longueur qu’avait le poisson aux différents stades de sa vie et d’avoir une idée du taux de croissance (voir équation).

 

Taille à n année = (Taille totale mesurée x distance du noyau au nième annulus) / Distance totale du noyau au bord de l’écaille}.

 

L’analyse scalimètrique, est particulièrement intéressante, car elle permet de déterminer une grand nombre de paramètres qui témoigne de la santé d’une population piscicole. En effet, grâce à cette technique, on peut déterminer la croissance des individus (en séparant les sexes quand c’est possible), on peut connaître la structure en âge de la population ce qui est également intéressant dans le cas de population vieillissante et donc moins dynamique (voir article sur le « No Kill »), on peut également détecter l’absence de certaines classes d’âge ce qui correspond à un dysfonctionnement dans la dynamique de la population (voir article « No Kill »).

 

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